La gestion du stress : intérêts et limites

La gestion du stress : intérêts et limites

Il existe beaucoup de méthodes de gestion du stress :

  • certaines d’entre elles peuvent être utiles ou laisser sceptique,
  • d’autres peuvent s’avérer dangereuses,
  • d’autres encore ont fait la preuve de leur efficacité, et sont validées par des études scientifiques de plus en plus nombreuses.

Parmi ces dernières méthodes, qui peuvent être utilisées en tant que telles mais aussi au cours de thérapies comportementales et cognitives (TCC), on peut citer la relaxation, la méditation de pleine conscience (mindfulness), et la cohérence cardiaque.

 

Attention – les méthodes de gestion du stress les plus efficaces :

  • ne sont efficaces que sur le stress, et pas sur d’autres troubles qui peuvent être pris à tort pour du stress ;
  • ne suffisent pas à traiter certains troubles anxieux sévères, et sont inutiles voire déconseillées pour certains d’entre eux, ainsi que lors d’épisodes dépressifs majeurs ;
  • ne doivent en aucun cas remplacer le traitement médical de problèmes physiques ; elles peuvent par contre, en accord avec le médecin, être utilisées en complément des traitements médicaux des douleurs chroniques ou des maladies graves ;
  • portent sur la manière de vivre son stress ; dans certains cas – lorsque c’est possible – il est beaucoup plus simple de traiter la cause du stress que de gérer le stress provoqué par cette cause.

 

Il importe donc de poser l’indication de la gestion du stress, puis de l’envisager de manière globale avant, éventuellement, de se diriger vers l’une ou l’autre des méthodes de gestion du stress.

En dehors du complément au traitement médical des douleurs chroniques ou des maladies graves, la gestion du stress est indiquée :

  • lorsque le médecin traitant a écarté une possible cause physique et s’oriente vers une hypothèse « psy » ;
  • lorsque le médecin traitant ou un professionnel compétent en psychopathologie a écarté un possible trouble psychologique ou psychiatrique, qui nécessiterait un traitement approprié : psychothérapie adaptée et/ou traitement médicamenteux.

L’approche globale de la gestion du stress implique :

1. de s’intéresser aux causes du stress lorsqu’il y en a :

  • en déterminant s’il est possible de les diminuer ou d’en diminuer les conséquences,
  • en faisant ce qu’il est possible de faire dans ce sens,
  • en évaluant l’impact de ce qu’on a fait : est-ce suffisant pour réduire le stress de manière satisfaisante ?

 

2. de gérer le stress résiduel de manière globale : non seulement d’un point de vue comportemental, mais aussi cognitif et émotionnel :

  • la plupart des méthodes de gestion du stress concernent d’abord le comportement, même si une pratique soutenue et prolongée a de nombreux effets positifs sur l’ensemble ;
  • il est donc souhaitable, avant de passer à une méthode de gestion du stress, de faire une analyse fonctionnelle telle qu’on en pratique au début d’une TCC. Cette analyse permet de choisir la méthode la plus appropriée lorsque le choix est possible, et de compléter les apports de la méthode disponible dans le cas contraire.

Lorsqu’une méthode de gestion du stress est choisie et pratiquée, il reste un écueil à éviter, qui consisterait en l’application pure et simple d’une technique. Pour être réellement efficace, la méthode de gestion du stress doit pouvoir :

  1. se pratiquer et s’ajuster pendant les séances,
  2. s’entraîner entre les séances,
  3. se diffuser progressivement à certains domaines de la vie quotidienne,
  4. se généraliser à tous les domaines,
  5. devenir une nouvelle manière de vivre et d’envisager la vie.